J'ai peur des parapluies

La scénographie nous plonge dans un Monde sous les mers à la Jules Verne, et en même temps, à l’intérieur d’un corps humain.

Une femme à tête de cerf, vêtue de manière simple,  peint l’intérieur du décor, Diane chasseresse et peintresse, dans des postures équivoques.

Un homme venu d’un autre temps, découpe inlassablement des célophanes de nuages, derrière un bouclier de parapluies.

Ambiance musicale de piano, redondante, une boucle lente, qui va finir par se mordre la queue.

Une autre femme vêtue d’une robe de mariée rentre, d’un pas lent et fragile, elle aussi d’un autre temps.

Chut ….

Le spectacle commence.

Ici, pas de conventionnel, ni dans le sens hérissé du poil, on traite ici de l’anticonformisme,

De l’individu face au groupe.

De l’individu face à une société normée, qui exècre ‘ le différent ‘

Le cas A se fait lyncher quasi tout le long du spectacle, par B, C et D.

Il a une phobie des objets pointus (symbolisé sur la scène par un géant parapluie, déguisé en mât chinois pendulaire)

C’est une sorte de voyage initiatique du personnage central, avec des interventions de figurines atypique venant l’aiguiller.

Une créature chimérique à 3 têtes, vient aussi le perturber, et l’embarquer dans un monde étrange, une pseudo analogie fantasmagorique de ce qui se passe actuellement.

Une ambiance sonore organique, acoustique, arachnide crée un univers de véritable science-fiction, intemporelle.

On y voit, dans tous ces tableaux, beaucoup de mouvements, de mélange de disciplines circassiennes, de différentes hauteurs, mais aussi des lignes géométriques.

Telles des règles posées. ( il y a le cercle, les lignes, et les mouvements ou satellites qui gravitent ), amenant petit à petit le personnage centrale vers d’autres perspectives.

On pourrait dire qu’après le cirque Contemporain, voici le cirque d’Anticipation.

Un Lys, Rouge, Rouge, Noir

Pour cette seconde pièce, l’idée émergente est que ce solo de Marc Brillant, sera entouré par une installation plastique, d’une conférence ainsi que d’un concert. Ainsi nous souhaitons créer un véritable évènement autour du thème de la pièce : Le couple et son déchirement.

Le couple, «Deux personnes animées d’un même sentiment, d’une même volonté, ou que des intérêts, des affinités, des caractères rapprochent.»
Définition Larousse

Seulement la définition ne décrit pas toujours une réalité qui s’avère plus fibreuse. La complexité du couple va au-delà de ces mots.

Un regard, un geste, une attitude, de micro-événements impalpables… pour l’un ou pour l’autre. Deux personnes c’est aussi deux peaux qui se rencontrent, un contact physique jouant toute son importance. Sans lui plus d’humanité, plus de caresses, plus de douceur, plus de douleur.
Persécuter, victimiser, sauver, trois termes qui définissent le triangle de Karpman, élément déclencheur du projet pour Marc Brillant.
Un Lys Rouge, Rouge, Noir, s’immisce de manière intrusive dans cette question qu’est le couple, jusqu’à emmener le spectateur à devenir auteur de ses actes, à douter dans ses choix, lors d’une installation précédent le spectacle.
Marc Brillant se trouve seul sur scène, physiquement, accompagné d’une femme, ou d’un mirage.. un des enjeux étant de perdre le spectateur. Ainsi l’image de la femme et celle de l’homme, de ce couple, se perdent, se confondent, s’aiment, de battent, s’attirent, se repoussent. Des échanges physiques, qui seront suivis d’échanges de mots et d’idées, lors de rencontres, conférences qui suivront le spectacle, pour finir sur un lâché prise proposé aux spectateurs lors d’un concert de ROI, musicien-compositeur sur ce projet.